Menu
Inscription à la newsletter
Facebook
Facebook
Twitter
Pensées...

L'art

Lorsque l'art se met en route à la recherche de la beauté, il est semblable au cœur qui chemine en quête de spiritualité.

En quête

Et j'étais en quête...J'ai tant cherché sans jamais rien trouver...Je rendais mon esprit coupable de sa paresse, coupable de son ignorance, coupable de manquer d'intelligence...Mais un jour, dans l'intimité d'une prière, j'ai compris qu'il y avait un endroit où je n'avais pas cherché, un lieu tellement immense, qu'une vie ne suffirait pas à tout découvrir. Ce lieu c'est mon coeur. Il battait à l'intérieur de moi, je ne l'entendais pas, je ne l'entendais plus...Aujourd'hui j'apprends à écouter mon coeur et j'apprends surtout à me taire car rien n'est plus beau que le son du coeur qui bat, une percussion intérieure à laquelle s'ajoute la mélodie de la vie. Mettre les notes en ordre sur une partition, éviter les fausses notes, les silences maladroits, mettre son coeur au service de cette belle mélodie qu'est la vie. Il y aura le bruit assourdissant des épreuves qui répondra à la douce harmonie de la foi et de l'amour. Trouve ton équilibre dans le sens, dans ta paix, dans tes prières, en ton coeur...

Lille, le 2 Janvier 2016

Spiritualité du matin

Chaque jour, il faut apprendre à se nourrir de la spiritualité du matin. Être avec soi quand le monde dort. Tu sens la nuit qui t'a protégé, apaisé, enveloppé. Une nuit qui laisse place au tumulte du jour, un monde qui s'éveille comme un doux grondement intérieur. Spiritualité du matin qui t'aide à vivre le jour. Travail, famille, quête, épreuves...La spiritualité du matin c'est une prière, un moment de méditation, un moment de réflexion, de remise en question. C'est le moment d'écouter ce monde dans le silence pour mieux vivre le bruit qui attend ta journée. Et c'est là que tu comprends les signes de la nuit qui laisse place au jour.

Lille, 29 Janvier 2015

Vis...

Tu ne joueras jamais un texte ou un scénario dont tu es l'auteur de la même manière qu'un texte ou un scénario écrit par un autre. Le spectacle de ta vie doit être écrit par toi-même. Déchire en mille morceaux celui qu'on a voulu écrire pour toi...

15 avril 2010

Mon coeur est partout

En France, on me fait parfois comprendre que je ne suis pas français parce que je suis né au Maroc. Au Maroc, on me fait comprendre que je ne suis pas marocain, parce que j'ai grandi en France. En Arabie Saoudite on me fait comprendre que je ne suis pas musulman parce que je vis en Occident. Cela me va bien. A tous ceux-là je dis : "Si pour vous je suis nulle part, mon coeur lui, a sa place partout."

25 Février 2010
Galerie
La Koutoubia
Le Pont Pasteur
Le Pont Galliéni
Bordeaux, Hôtel de Ville
Menara

Le chant des sirènes




 

          Il est important parfois, de sortir de son quotidien et de poser son regard de manière profonde sur le monde extérieur. Paradoxe d'un monde dont nous faisons partie, dont nous nous excluons, qui nous exclut, dont on a pourtant besoin et qui a besoin de nous. Il faut apprendre à regarder. Notre raison analyse et notre cœur doit comprendre. Tout n'est qu'une question de sens.

          Alors, lorsque nous sortons un peu de notre vie quotidienne et du milieu qui nous protège, nous nous rendons très vite compte que rien n'est vraiment différent. Toutes ces grandes villes que nous aimons, et qui ont cet étrange pourvoir d'attractivité ne sont que la réalité d'une profonde misère humaine et sociale. Tout ressemble à un chant des sirènes tellement beau et si attirant dans lequel au final, nous pouvons y perdre notre âme.

          En arpentant les rues de ces villes immenses, on se sent comme aspiré par le tumulte ambiant ; on se noie dans l'insouciance, l'indifférence, la solitude, l'égoïsme et le culte des apparences...Les villes se ressemblent et leurs édifices vantent la grandeur de l'Homme telles des pyramides et ce n'est que l'image d'un être qui se vide lentement de sa nature intérieure. Nous n'avons d'humain que notre enveloppe charnelle. Les gens se ressemblent dans ce labyrinthe qui les emmène dans la même direction : la voie de l'ambition, de l'intérêt personnel, du profit, au prix de toutes les trahisons, au prix des mensonges les plus diaboliques.

          Au milieu de cette jungle artificielle dont seul l'Homme a définit les règles, les rues nous renvoient à nos contradictions et à nos démissions. On y rencontre des vies jetées au sol, des gens qui n'ont sans doute pas réussi à vivre leurs épreuves, à les affronter pour les dépasser et en être grandis. Mais vivre l'épreuve nécessite des outils, des armes, de la force. Notre cœur que la société réussit parfois à aliéner, possède en lui toutes les capacités pour faire face aux douleurs les plus insurmontables. Notre quête aura pour seul objectif qu'on retrouve en nos cœurs ce qui est précieux et que la société enterre. L'image de la terre qui enterre un coffre contenant un trésor, est celle de cette société qui a enterré l'amour que nous avons en nos cœurs. Nous ne savons plus être touchés par ces regards qui appellent à l'aide. Nous sommes guidés par notre confort, nos habitudes et nos caprices. Et nous avons peur de tout perdre. Telle est notre vie, prise entre l'étau du désir et de la peur, de la crainte et de l'espoir.

          Alors tu vis et tu avances dans ces quartiers et ces villes fantômes. Tu penses que ta vie sera rythmée par cette routine accablante, un tourbillon qui t'emprisonne lorsque ton cœur s'agite pour se libérer de cette aliénation. Tu décides de te prendre en main et tu te mets en route : à la recherche de la cohérence, en quête du sens, à la maîtrise de ton destin. Il faut donc chercher le sens et les signes en observant ce monde. Et c'est dans le secret d'une nuit calme et éclairée que tu lèves les yeux vers le ciel et tu contemples la lune. Tu l'observes, suspendue dans l'espace et tu sais que lorsqu'elle tourne autour de la Terre, elle exerce une influence sur elle, sur nous, sur les océans. Et tu découvres que : « la lune, par son action sur les marées, amène le plancton à la surface, le plancton attire les bancs de sardines, les sardines attirent les espadons, et l'Homme devient témoin de ce cycle magnifique qui le renvoie à l'intelligence des origines ». Des signes, un sens, dans un univers soumis à des règles précises. L'équilibre est déjà présent à l'extérieur, et il doit faire écho à l'équilibre que nous devons trouver à l'intérieur de nous. Notre corps est un signe et le sens que nous donnons à notre vie nous conduira à notre paix intérieure : un salâm quotidien pour notre âme vers un islam qui épanouit et libère le cœur, loin de la haine, des tensions et des contradictions. Une vie rythmée par les prières, au son d'une mélodie qui apaise et qui répond toujours aux battements de ton cœur.

Khalid MOSSAYD, Lille, le 7 Juin 2016.